| L'ARTISTE | L'oeuvre | |
Daniel SCHLIER Né en 1960 à Dannemarie. |
Paysage (France renversEe), 1986
Poudre métallique sur panneau de liège, |
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NoticePaysage (France inversée) de Daniel Schlier convoque plusieurs notions fondamentales qui interrogent l’histoire de la représentation du monde à travers la peinture et ses codes ainsi qu’à travers la cartographie comme relevé objectif et scientifique du réel. L’artiste se joue de ces codifications : l’aplat renvoie par opposition à l’illusion perspectiviste, le titre au genre invoqué (ici le paysage). En inversant la représentation cartographique qu’au premier coup d’œil l’on croit reconnaître, il vient désavouer nos perceptions les plus conventionnelles et les plus immédiates. La peinture elle-même est mise en jeu, la poudre métallique remplace le pigment et le panneau de liège, la toile. Expérimentations physiques voire chimiques, les œuvres chez Daniel Schlier sont hybrides, issues de techniques variées et s’attachent prioritairement à l’objet, à sa matérialité, à son épaisseur. La peinture doit incarner au sens propre, avant de provoquer la réflexion. « Ce ne sont pas les idées qui m’intéressent, mais les gens, le monde, l’art. Enfin la peinture est quand même à elle seule un langage, tout un langage, non ? » D.S. Propos de l’artiste, de critique"Tout d’abord, la question des matériaux et des supports. Il faut bien comprendre que chaque technique appelle un niveau de figuration différent. C’est cela qui m’intéresse. Les fixés sont des fenêtres. Ils sont peints en dessous. Les lièges sont des surfaces, des panneaux sans profondeur, visiblement mats, sans résonance (c’est un excellent isolant phonique !) sur lesquels je peins, je colle, etc. On n’y « entre » pas, tout revient. Les icônes sont des surfaces peintes très fines dont la préparation de fond est longue, épaisse (encollages, enduits, etc.) et nécessite d’avoir du métier. Les cuivres reflètent, comme un miroir, mais ne sont pas transparents. Ils appellent la miniature, le petit format. Ils servent de support à la peinture, et, en même temps, par oxydation, ils sécrètent leur propre couleur." In catalogue Daniel Schlier, Le Quartier, Quimper, entretien entre Daniel Schlier et Didier Arnaudet « En allemand, il y a un terme très approprié pour les lièges ; c’est « dumpf » (ndt : mat sourd), ça n’a aucune résonance. Un manque de résonance surtout très concret, car la vision est « opaque » et reste à la surface de la peinture avec ses effets de matière. D’où la sensation que la peinture est face à vous. Le liège n’autorise aucune transparence, aucune vision « au-delà ». en quelque sorte comme un décor théâtral où tout est fait pour occulter les coulisses. » In catalogue « Daniel SCHLIER : Mitja TUSEK », FRAC Poitou-charentes. 1989 Pistes de réflexion
Lien avec d’autres œuvres…
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fiche réalisée par le service médiation du FRAC Poitou-Charentes" et le chargé de mission DAAC (Délégation Académique à l'Education Artistique et Culturelle) |
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